A sa création en 1974 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’ancienne poudrerie est devenue espace public. L’Office National des Forêts en a assuré la gestion jusqu’en 1995, date à laquelle la ligne budgétaire a été supprimée ! Suite à la mobilisation d’un grand nombre d’usagers une pétition initiée par l’Association des Amis du Parc Forestier de la Poudrerie (APFP), a recueilli plus de 100.000 signatures. Après des mois de dialogue avec les services concernés et le concours des municipalités voisines, un nouveau gestionnaire, l’Agence des Espaces Verts a remplacé l’ONF en 1999. L’AEV a décliné la poursuite de son engagement en 2010. Depuis 2011, le Département (93) assure la gestion du Parc sur la base d’une convention entre Région, Département et l’Etat propriétaire, qui expire fin 2016 sans garantie sur l’avenir et la sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel.

 

Abandon et renoncement de l’Etat.


Le Parc possède pourtant de nombreux atouts, à commencer par son patrimoine naturel issu de l’ancienne forêt de Bondy et son patrimoine bâti hérité de la poudrerie impériale conçue en 1867 par l’ingénieur Gustave Maurouard. Cette richesse a permis d’obtenir en 1994 le classement du Parc de la Poudrerie  au titre des sites remarquables (loi de 1930). Cet espace vert fait aussi partie du réseau européen «Natura 2000» au titre de la directive «Oiseaux».


Cependant, le Parc souffre de carences. Le transfert de propriété à une collectivité territoriale reste assujetti à une étude sur la pollution du site dont les résultats se font attendre. Ensuite de nombreux bâtiments sont délabrés et à l’abandon. Non entretenus depuis la fermeture de la Poudrerie en 1973, ces témoins d’une poudrerie impériale du 19ème siècle sont en train de mourir dans l’indifférence générale.


  1. NOUS DEMANDONS :

  2. - Que l’Etat n’abandonne pas le seul site classé qu’il possède en Seine-Saint-Denis et s’engage à mettre en place très rapidement des actions de sauvegarde de son patrimoine naturel et bâti ainsi que la préservation du patrimoine poudrier ;

  3. - Qu’une solution pérenne soit enfin trouvée pour la gestion du site intégrant la Région Île de France et le Département ;

  4. - Que les partenaires associatifs qui œuvrent à la préservation et à l’animation de cet espace naturel soient associés à la gouvernance du Parc.

 

Associations partenaires :

L’Association des Jardiniers du Parc de la Poudrerie (AJPP), Le Centre Ornithologique Île-de-France (CORIF), Environnement 93, Les Amis Naturalistes des Coteaux d’Avron (ANCA), Mieux vivre à Villepinte, Le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre (CDRP93), La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Bondy Ecologie, Forêts en Aulnoye, Valjogrimpe, Mémoire vivante du plateau d’Avron.


Le Parc Forestier de la Poudrerie de Sevran-Livry

  1. Lettre ouverte adressée à Madame la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal

La situation du Parc de la Poudrerie est préoccupante


En effet, l’Etat, propriétaire du Parc, ne voit pas l’intérêt de conserver le site et la Région est curieusement absente des débats. Le contexte actuel, totalement différent de celui de la fin des années 90, avec l’émergence des projets du Grand Paris et les nombreuses interrogations qu’ils suscitent renforcent notre inquiétude. L’exemple des espaces verts et des dernières terres agricoles considérés comme des réserves foncières (cas du parc Georges Valbon qui serait amputé par la construction de 24 000 logements et du triangle de Gonesse menacé par le projet Europa City) achèvent de nous convaincre. Cette situation est encore aggravée par un type de gouvernance qui ne laisse aucune place à la concertation. Le projet du CDG Express dont aucune réunion de l’enquête publique n’est prévue en Seine-Saint-Denis en est un parfait exemple. En effet, les habitants de ce département vont devoir subir les nuisances du passage de trains dans lesquels ils ne pourront pas monter, ces derniers traversant le territoire à 140 kms/h sans s’arrêter. En outre, ce projet ne comporte aucune évaluation des incidences de la traversée par le CDG Express du Parc de la Poudrerie classé en zone Natura 2000. Vous comprendrez que ce contexte ne nous incitent pas à l’optimisme.


Une pétition en ligne est disponible ici

et sa version papier à signer est au Pavillon Maurouard jusqu’au 28 août de 13h30 à 18h et au-delà pendant les expositions (voir programme des rencontres) ainsi qu’au Musée des poudres.