Les Amis du Parc Forestier de la Poudrerie (APFP)
« Ancienne poudrerie de Sevran-Livry »

De la forêt de Bondy au Parc forestier de la Poudrerie en passant par l’usine à poudre

C’est sur cet espace forestier « loin de Paris » qu’autrefois Henri IV venait chasser.

Napoléon III décida de créer une poudrerie en 1865 dans ce lieu à l’écart des zones habitées. Le besoin en poudre de commerce, à cette époque, était important.


La poudrerie a donc vu le jour sur cette zone naturelle à cheval sur les communes de Sevran et Livry, puis plus tard s’est étendue sur Vaujours et Villepinte. Elle fonctionna de 1873 à 1973. Au cours de ce siècle bien des évolutions technologiques ont vu le jour.


Si la première tranche de l’usine occupait un peu plus de 22 ha, à la fermeture celle-ci occupera 110 ha.


La force motrice qui était habituellement utilisée dans les poudreries était fournie par des moulins à eau. Ici le débit du canal de l’Ourcq n’était pas suffisant pour en faire tourner un.


Gustave Maurouard, concepteur de cette poudrerie, opta pour une force motrice produite par des machines à vapeur, ce qui en fait une particularité.


Bien d’autres innovations dans le domaine des poudres furent mises en œuvre dans celle-ci.

On fabriqua d’abord de la poudre noire connue de longue date, puis celle de Paul Vieille, dite sans fumée (fabriquée dès 1886) et dans les années 50 les premiers propergols pour moteur à poudre.


Créée poudrerie Impériale, ele devient après le conflit de 1870 poudrerie Nationale. Elle connue les trois guerres :
1870 – 1914/1918 – 1939/1945 et leur histoire.


Plus de 3 000 personnes ont travaillé sur ce site durant la « Grande Guerre ».


A la fermeture du site industriel, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, il fut décidé de transformer celui-ci en parc. L’Office National des Forêts (ONF), aura la charge d’aménager et de gérer le site. De nombreux bâtiments furent détruits laissant place à des pelouses. L’espace devenu parc, ouvrit ses portes au public, en 1977. Les bâtiments les plus représentatifs de l’architecture dans le style des manufactures de l’État furent conservés ainsi que quelques uns témoins de l’activité industrielle.


Puis l’Agence des Espaces Verts (AEV) a repris la gestion, abandonnée par l’État (ligne budgétaire supprimée, sous le gouvernement d’ Alain Juppé), en janvier 1999.

Le département en reprendra la gestion en 2011, suite au départ de l’AEV.


Le Musée Technique des Poudres de l’Armement - René Amiable, est la mémoire de ce site si particulier. Il a ouvert ses portes en 1982.

Il a été créé sous l’impulsion de René AMIABLE avec le soutien de la Délégation Générale de l’Armement (DGA). Dernier directeur du site industriel, il a été le fondateur de l’association des « Amis du Parc Forestier de la Poudrerie ».

Le Musée retrace l’activité de la fabrication des poudres pour armes et pour fusées et met à l’honneur les nombreux hommes qui ont fait progresser la science dans ce domaine comme « Dautriche, Maurel, Vieille, Burlot… ».


En décembre 2017, une nouvelle convention à durée illimitée, permet au département d’assurer pleinement la gestion (financement : Région et Département par moitié - Municipalités). Un « Plan d’avenir » adopté à cette date doit permettre dans les 5 ans, de mettre en valeur le patrimoine poudrier et d’apporter des solutions au maintien des bâtiments les plus fragiles (financement à hauteur de 8,5 M€).


Toute action sur le parc doit néanmoins respecter son classement (pour raison historique, au titre de la loi du 2 mai 1930), obtenu en 1994, sous l’impulsion de l’association.


Le parc répond également au label « Natura 2000 » depuis 2006.


Aujourd’hui, l’État est toujours le propriétaire des terrains


Pour en savoir plus sur l’histoire du site. Venez visiter le Musée accessible depuis le parc. Voir la page du Musée.